Commotion cérébrale

Qu’est-ce qu’une commotion cérébrale?

La commotion cérébrale est un traumatisme crânio-cérébral léger (TCCL), qui se produit lorsqu’une force externe cause un mouvement rapide de la tête. Ceci aura comme conséquence un mouvement rapide de va-et-vient du cerveau. Le cerveau se heurtera donc contre les parois de la boite crânienne et ceci causera une compression des tissus cérébraux suivie d’un étirement de ces mêmes tissus lors du contrecoup. Cette secousse peut être causée aussi bien par un impact direct à la tête, au visage ou au cou que par un impact à toute autre partie du corps occasionnant une force impulsive transmise à la tête.

La commotion entraîne un déséquilibre neurochimique (entrée massive de calcium dans les neurones) et une crise énergétique (diminution du glucose (2-4 semaines) et d’oxygène (5-10 jours)) dans le cerveau. C’est pour cela que le repos cognitif (école ou travail) et physique (sports et activités) complet est essentiel à la récupération d’une commotion.

Les signes et symptômes

Les signes et symptômes varient grandement d’un individu à l’autre. Parfois, les premiers symptômes apparaîtront seulement quelques heures à 48 heures après l’incident. Il est impossible de prédire la récupération à partir des symptômes rapportés au moment de l’accident, ni de déterminer la sévérité. La majorité des gens ne présenterons plus de symptômes dix jours après l’accident, mais environs 20% développeront un syndrome post-commotionnel, comme des maux de tête, des troubles de mémoire et du sommeil. L’âge, le sexe, le nombre de traumas subis dans le passé, le temps écoulé entre les deux dernières commotions ainsi que des facteurs génétiques et neurobiologiques peuvent expliquer pourquoi certaines personnes s’en remettent moins bien que d’autres. Vous trouverez la liste complète des signes et symptômes dans le formulaire de suivi à domicile ainsi que les signes d’urgence à surveiller.

Syndrome post-commotionnel

Le syndrome post-commotionnel correspond aux symptômes physiques, cognitifs et psychologiques ainsi qu’aux déficits neuropsychologiques qui persistent au-delà de 4 semaines. Ces symptômes peuvent perturber le fonctionnement social, familial, professionnel ou scolaire de l’individu au quotidien. Ils peuvent affecter la mémoire, l’attention, les fonctions exécutives et l’émotivité. La personne présentera de la tension musculaire, des migraines, de la fatigue, une baisse d’énergie, un trouble de sommeil, un trouble de la vision, une confusion, de la difficulté à résoudre des problèmes, à se concentrer, à s’organiser, à apprendre, à mémoriser. Ces personnes seront facilement distraites et présenteront des symptômes émotifs et psychologiques tels que : frustration, irritabilité, sauts d’humeur, dépression, anxiété et changements de personnalité.

Des études récentes ont démontré que la réadaptation par l’activité physique sous-maximale et progressive est efficace mais il faut s’assurer d’être étroitement encadré par un professionnel de la santé spécialisé en activité physique et les commotions cérébrales.

Syndrome du second impact:

Ce syndrome est une conséquence catastrophique de l’accumulation de deux commotions sur une période de temps relativement courte. Le deuxième impact ne doit pas nécessairement être grave afin d’avoir une conséquence catastrophique. Ceci entrainera la perte de contrôle de la circulation sanguine cérébrale, provoquant un œdème si massif au cerveau que dans les heures suivant l’accident, l’athlète sombrera dans le coma ou décédera. Le taux de mortalité lié au syndrome du 2e impact chez les jeunes de 13-25 ans est de 90%, pour les autres, ils resteront gravement handicapés.

Recommandations

Au moindre soupçon d’une commotion cérébrale, veuillez retirer l’athlète du jeu ou cessez votre activité. Rappelez-vous que les symptômes peuvent apparaître 48 heures après l’accident. Consultez votre médecin rapidement, prendre aucun risque de nouvelle blessure à la tête, repos physique et cognitif (pas de lecture ni jeu vidéo), ne pas consommer d’alcool ni de drogues, ne pas conduire un véhicule et adopter une bonne hygiène de vie. Il est important de ne pas être seul suite à un choc à la tête, particulièrement pendant les premières 48 heures. Cela permet d’observer l’apparition et l’évolution des signes et symptômes d’urgence. Laissez dormir la personne mais allez vérifier que tout va bien tous les 2 heures la première nuit.

Lors de la prise de rendez-vous, veuillez indiquer à la secrétaire que vous consultez suite à une commotion cérébrale.

L’équipe d’Ostéo & Cie s’engage à vous offrir un soutien professionnel efficace et rigoureux et un encadrement personnalisé.